C’est le moment...
Une bordure sur mesure

Au mois d’avril, c’est bien connu, on ne se découvre pas d’un fil. Pourtant, le moindre rayon de soleil exerce encore et toujours son pouvoir de tenta... tion et nous donne envie de jeter loin pull angora et gilets en laine. Il en va de même pour les adventices. Elles n’attendent que les caresses de l’astre chaleureux pour proliférer et envahir pelouses et jardins. Un désastre lorsque l’on a soigneusement travaillé les bordures de ses massifs de fleurs afin qu’ils ne débordent pas sur notre beau gazon anglais. Pour éviter de voir ce dur labeur gâché, il n’y a pas d’autre alternative que de redessiner les bordures à l’aide d’une bêche. Pour cela, il faut creuser idéalement à 8-10 cm de profondeur, afin de trancher l’herbe qu’on ne veut pas voir pénétrer les massifs. Evider ensuite la terre puis la jeter au centre du massif afin de lui donner un bel effet bombé. Une fois cette tâche accomplie, ciseaux ou débroussailleuse permettront d’apporter une finition soignée à vos bordures (à prévoir une fois par mois). Le petit plus qui fait la différence : le coupe-bordure. Un outil qui vous facilitera grandement la mise.  Les envahisseuses n’ont qu’à bien se tenir !

C’est le moment...
Piégez les mauvaises herbes avec le faux semis !

L’inconvénient, lorsque la nature s’éveille au printemps, c’est que toutes les plantes suivent le mouvement, y compris celles que l’on ne voudrait pas... voir dans son potager ou son massif de fleurs. Pour cela, il existe une technique toute simple : le faux-semis. Elle consiste à préparer la terre comme pour un semis, en la décompactant et l’émiettant, et en supprimant les mauvaises herbes quand elles commencent à apparaître. Une fois cette opération accomplie, il est possible de semer ou planter les légumes ou les fleurs destinés à votre jardin. Une partie des adventices est ainsi éliminée, laissant plus de place et de nutriments dans le sol à vos plantations pour s’épanouir pleinement. Plus efficace que la pince à épiler ou les ciseaux !

C’est le moment...
Basilic instinct

S’il est une plante aromatique dont le parfum nous fait rêver de salades estivales rafraîchissantes, de sauce au pesto et de tomates mozzarella, c’est... bien le basilic. Au jardin ou en pot, c’est LA culture facile par excellence, à condition d’attendre que la température avoisine les 18-20°C pour assurer sa germination. En cas de doute, il pousse très bien à l’intérieur et ce, de janvier à décembre ! L’intérêt du basilic, c’est qu’il en existe une foule de déclinaisons, toutes plus parfumées les unes que les autres. Vous pouvez soit piocher dans les classiques : marseillais, pistou, fin vert, citron, cannelle ; soit vous laissez tenter par les exotiques : thaï, blue spice ; et même oser la couleur avec le basilic pourpre. Aucun entretien particulier n’est nécessaire pour le voir s’épanouir, si ce n’est un arrosage régulier pour qu’il reste bien vert. 4 à 6 semaines après le semis, vous pourrez profiter des premières feuilles. Pour maximiser leur arôme, cueillez-les avant l’apparition des fleurs. Mais celles-ci sont tellement jolies que vous pouvez choisir de laisser fleurir quelques plants et de réserver les autres pour la cuisine. Fiez-vous à votre (basilic) instinct !

C’est le moment...
La boule à (presque) zéro !

Le thym et le romarin, arbrisseaux rustiques par excellence, ne nécessitent que très peu d’entretien. Peu gourmands, ils se contentent d’un arrosage p... arcimonieux et d’une terre légère. Mais à l’arrivée du printemps, une coupe rafraîchissante leur fera beaucoup de bien et évitera qu’ils ne prennent trop leurs aises dans le jardin. Il est nécessaire de couper leurs tiges d’au moins 1/3 de leur longueur pour revigorer les plantes, mais aussi pour conserver au thym cette forme de boule si charmante lorsqu’elle décore une rocaille ou une haie. Prenez garde à tailler le bois vert afin qu’il se ramifie et devienne plus touffu, et non le bois sec qui ne donnera pas de nouvelles pousses. A vos sécateurs !